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SICL : rencontre avec Gaëlle, chargée de missions prévention des déchets

23 Avril 2020 | Par Equipe Hamac | Institutionnel

SICL : rencontre avec Gaëlle, chargée de missions prévention des déchets
Gaëlle Chapelet Mouquet est chargée de missions prévention des déchets dans un syndicat de traitement des déchets dans le Pas-de-Calais. A l'occasion de la Semaine Internationale de la Couche Lavable, elle nous parle de son travail, de l'importance d'utiliser des couches lavables et de limiter ses déchets à tous les points de vue.

 

Bonjour Gaëlle, comment avez-vous connu Hamac ?

J'ai connu Hamac suite à un travail d'accompagnement des familles en 2015, l'association avec laquelle je travaillais connaissait déjà la marque. De ce fait, nous avons proposé des modèles de couches Hamac dans nos kits de couches lavables. 

J'ai rencontré ensuite les collaborateurs d'Hamac lors d'une présentation de notre démarche auprès des familles à Paris dans le cadre d'une rencontre organisée par Zero Waste France en 2016.
 

Depuis quand avez-vous mis en place des actions en faveur des couches lavables ? Pourquoi ? De quel type d'actions s'agit-il ?

Entre 2015 et 2018, notre syndicat, le SYMEVAD, a doté cent familles en couches lavables, de la naissance à la propreté. Vous pouvez trouver sur notre site une infographie résumant notre action sur ce sujet. L’objectif était d’informer les familles par des réunions d’information et de les doter gratuitement en couches lavables. Ce projet était inscrit dans le cadre de l’appel à projet « Territoire zéro déchet, zéro gaspi » financé par l’ADEME.

Puis, au vu du succès du projet et des contacts établis, nous avons eu la sollicitation d’une micro-crèche qui souhaitait être équipée en couches lavables. Le SYMEVAD a formé l’ensemble du personnel de la crèche aux couches lavables, puis un test a été réalisé durant un mois, avec location des couches via Locacouche (l’un des modèles proposé était les Hamac pour les professionnels). Suite à cet essai, la structure a eu la possibilité d'acheter les couches lavables pour l'ensemble des bébés. Sur les deux micro-crèches accompagnées, il se trouve que les deux ont choisi des couches Hamac. 

Depuis que le syndicat est impliqué dans l’utilisation des couches lavables, avez-vous pu observer des changements de gestion des déchets ?

Le champ d'actions du SYMEVAD porte sur 98 communes à cheval sur le Nord et le Pas-de-Calais. L'action de sensibilisation aux couches lavables se porte donc sur l'ensemble des communes. Les chiffres de réduction des déchets ne sont pas mesurables puisqu'en termes de réduction des déchets, plusieurs facteurs interviennent. En revanche, après enquête auprès des familles, il a été établi que 135 bébés étaient passés en couches lavables grâce à l'opération, soit 135 tonnes évitées.

Les micro-crèches accompagnées par le SYMEVAD et pour qui il a été une évidence de passer aux lavables sont situées sur les communes de Douai (BébéZen, passée en Hamac pour 10 bébés) et de Vitry-en-Artois (Le petit Prince) convaincue aussi par les couches Hamac. Pour les années à venir, nous allons continuer à solliciter les structures de petite enfance afin de les convaincre de passer aux couches lavables.

Au premier semestre 2020, nous allons réitérer notre accompagnement des familles aux couches lavables. Notre objectif est d'informer lors de réunions d'informations les familles et de les aider financièrement dans l'obtention d'un mini kit, dont le TE2 Hamac avec les inserts nécessaires. Le kit sera calibré pour le fonctionnement du week-end. Nous souhaitons accompagner au moins 30 familles cette année.

ateliers couches lavables SYMEVAD

Voyez-vous un engouement de la part des parents ou des crèches concernant les couches lavables ?

Quand nous avons démarré l'accompagnement des familles en 2015, nous étions les seuls à travailler sur ce sujet avec une association locale. Au fur et à mesure de l'engouement pour le sujet, de nombreuses collectivités se sont intéressées à ce sujet (la ville de Roubaix, la communauté de communes Flandres-Lys, Valenciennes métropole, le SIAVED, le SMAV...). Au vu du succès, l'association s'est transformée en auto-entreprise "Idées ZD", et Katel FOUQUET sa gestionnaire a diversifié son activité autour du zéro déchet.

Depuis, avec la grosse campagne de communication que nous avons menée (affiches auprès de tous les professionnels de santé gravitant autour de la maternité [sages-femmes, gynécologue, médecin généraliste...]), nous avons de plus en plus de demande de la part des parents. Un sujet qui était à l'époque compliqué à aborder est devenu presque incontournable.

Pour notre opération renouvelée d'accompagnement des familles, sans même communiquer, nous avons déjà une quinzaine de personnes volontaires. Cela montre l'intérêt pour le sujet et que le bouche-à-oreille fonctionne.

En ce qui concerne les structures de petite enfance, il est difficile de changer les habitudes des grosses structures mais les micro-crèches sont plus facilement volontaires pour tester. 

On sait aujourd’hui que les couches jetables sont très polluantes, par leurs composants et les déchets qu’elles génèrent. Avez-vous quelques informations à nous donner ?

Nous sommes souvent amenés à expliquer aux familles qu'un bébé de sa naissance à sa propreté produit environ une tonne de déchets. C'est le premier argument que nous avançons et qui est notre coeur de métier. Ensuite, de plus en plus les familles sont soucieuses de la santé, des produits chimiques et plastiques utilisés dans les couches jetables. Beaucoup de communication de notre part est faite autour des perturbateurs endocriniens qui sont présents dans les couches jetables. Le fait que les couches Hamac soient fabriquées en France est très apprécié par les familles.

Savez-vous combien coûte la gestion des couches jetables souillées chaque année ?

Une tonne de déchets coute à la collectivité plus de 250 €. Selon la dernière caractérisation des ordures ménagères effectuée par l'ADEME en 2018, les textiles sanitaires (mouchoirs, couches, produits hygiéniques féminins) représentent 10 % des déchets, soit environ 35 kg/habitant/an. Le regroupement de différents types de déchets sous le même dénominatif rend difficile l'estimation de la part des couches jetables dans les ordures ménagères.

Les couches lavables et les couches jetables ont-elles une fin de vie différente ?

Sur notre territoire, les couches jetables sont amenées dans notre unité de traitement des ordures ménagères. Cette usine les transforme en combustibles pour les cimenteries et en gaz de ville. C'est la seule usine de traitement des ordures ménagères de ce type en France et la deuxième en Europe. Malheureusement, partout ailleurs en France, les ordures ménagères sont incinérées ou enfouies.

Pour les couches lavables, leur utilisation peut être prolongée par le prêt ou la revente à un particulier, ou l'utilisation pour un second voire un troisième enfant. 

Comment peut-on limiter le poids des déchets produits par un bébé ?

Concernant l'hygiène du bébé, les couches jetables restent le plus gros poste de production de déchets. Nous conseillons également l'utilisation des lingettes lavables. Nous proposons d'ailleurs des lingettes pour remplacer le lait de toilette et les carrés bébé dans notre nouveau mini kit week-end. Ensuite, il existe beaucoup de produits d'hygiène dont les parents peuvent se passer (shampooing, gel douche, lait, crème..) et qui peuvent facilement être remplacés par un savon doux solide, ou du liniment que l'on peut fabriquer soit même avec de l'huile d'olive et de l'eau de chaux à 50/50.

Pour les repas de bébé, la fabrication de ces derniers avec des produits bruts réduit le gaspillage alimentaire et les déchets. Ces produits peuvent être achetés dans de grands conditionnements (en verre de préférence) ou en vrac.

Les vêtements, les couches lavables, les jouets et les équipements de puériculture peuvent être achetés d'occasion. Le SYMEVAD possède un magasin de revente sur son territoire, et l'achat d'occasion peut également se faire sur internet ou entre particuliers. Les jeux et équipements de bébé, dans la mesure du possible, doivent être en matière naturelle (bois). Les équipements en plastique doivent être limités ainsi que les jeux électriques et électroniques.

Merci beaucoup Gaëlle pour toutes ces informations et votre implication dans la réduction des déchets ! C'est tous ensemble que nous ferons avancer les choses ! 

 

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